Lettre n°8 / Mai 2007

 

La Lettre du management responsable est éditée par l’ESDES, Ecole Supérieure de Commerce et de Management de l’Université catholique de Lyon en partenariat avec l’ADERSE et le CEA. Elle est bien entendu ouverte à relayer des informations d’autres institutions et organisations. N’hésitez à nous en faire part.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comité Editorial

 

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Précédentes lettres

 

 Articles

 

. Expertise scientifique et gestion de la contestabilité sociale en présence d'acteurs à visées stratégiques. Ignace Adant - Olivier Godard - Thierry Hommel - École Polytechnique - Laboratoire d’Économétrie

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. Family Firms, Paternalism, and Labor Relations Holger M. Mueller New York University and CEPR Thomas Philippon New York University, NBER, and CEPR

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. Développement Durable - Enquête Européenne 2006, cabinet Mazars

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. Prévenir les risques : une nouvelle forme de responsabilité juridique Quel impact pour l’entreprise ? Isabelle Cadet, ESDES/GEMO

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Pour proposer un article, normes de présentation

 

 

 Agenda

 

.  5ème colloque ORIANE, "Risques et initiatives : bilan et perspectives", 20 et 21 septembre 2007, Bayonne

 

. 2ème Congrès du Réseau International de recherche sur les Organisations et le Développement Durable, 27 et 28 septembre 2007, Montpellier

 

. Colloque international « Instituer le développement durable. Appropriation, professionnalisation, standardisation », 8-10 novembre 2007, Lille


. Autres événements

 

 

 Actualités

 

. Contribution du Groupe de travail II au 4ème rapport d'évaluation du GIEC

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Rapport « Critical friends: the emerging role of panels in corporate governance, reporting and assurance », Utopies et AccountAbility

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. Compte-rendu du 1er Forum International Économique et Financier de Paris

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 Publications

 

. Environnement et gestion. De la prévention à la mobilisation - Olivier Boiral

 

Alors que les enjeux écologiques sont ancrés dans la réalité des phénomènes biophysiques, les réflexions sur la gestion environnementale demeurent centrées surtout sur les apparences plus rassurantes, plus faciles à appréhender et souvent superficielles du «côté jardin» : politiques officielles, discours convenus, systèmes de gestion formels, etc.
Cet ouvrage analyse leur «côté cour» à partir d’études de cas dans l’industrie canadienne. Des exemples concrets montrent comment la participation des employés et la mobilisation des savoirs opérationnels contribuent à la prévention de la pollution. L’ouvrage montre également de réduire de façon substantielle les conséquences environnementales sans nécessairement recourir à des solutions technologiques coûteuses...

 

 

. Autres publications

 

 

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Agenda

 

Appel à communication :

 

5ème Congrès de l’ADERSE, sur le thème : « Transversalité de la Responsabilité Sociale de l’Entreprise. L’entreprise à l’aune de ses responsabilités vis-à-vis de l’homme, de l’environnement et du profit ? », organisé avec le CERAG, Université Pierre Mendès France de Grenoble. À Grenoble les 10 et 11 janvier 2008.

Appel à Communications : PDF

Date limite de soumission des projets de communication le 30 Juin 2007.

 

Colloque francophone sur le thème : « PROSPECTIVE ET ENTREPRISE », le 6 décembre 2007, à l’Université Paris-Dauphine.

L’objectif de ce colloque francophone sur le thème Prospective et  Entreprise est de faire un état des lieux des recherches actuelles sur l’entreprise intégrant une dimension prospective. En rendant ainsi hommage, 50 ans après, à Gaston Berger, philosophe et homme d’entreprise qui créa le mot en 1957 et posa les bases de la prospective, ce colloque sera l’occasion de confronter les points de vue, les expériences de chercheurs mais aussi de praticiens, qui, de près ou de loin, dans leurs recherches ou pratiques intègrent l’attitude prospective : « voir loin, voir large, analyser en profondeur, prendre des risques et penser à l’homme »

Le Comité scientifique sera particulièrement sensible à toutes les propositions de communication qui traiteront des thèmes suivants : prospective et sciences de gestion, prospective et gestion de l’entreprise (finance, marketing, production, GRH, etc.), méthodologies de prospective, prospective appliquée à l’entreprise, approche interdisciplinaire de la  prospective (sociologie, psychologie, sciences de l’éducation, etc.), dynamique d’apprentissage et prospective, devenir des organisations, des métiers, des compétences, démographie et gestion de l’entreprise, etc.

Les meilleures communications feront l’objet de publication dans la revue Management et Avenir.

Les intentions de communication (présentation en une page du thème, des objectifs, de la méthodologie, etc.) sont à envoyer avant le 30 mai à l’adresse suivante : aline.scouarnec@unicaen.fr

Envoi des intentions de communication, inscription et informations : 

IAE de Caen, Colloque francophone Prospective et Entreprise

Aline Scouarnec, 3 Rue Claude Bloch,  14 075 Caen cedex  -  aline.scouarnec@unicaen.fr

Et sur les sites ou blog : http://www.iae.unicaen.fr ou http://www.managementetavenir.net ou http://lucboyer.free.fr

 

 

Colloques et congrès :

 

Séminaire, HERACLITE & Seven Pillars asbl, la Neuve sur le thème : « RSE : Qu’est ce qui se fait et ne se fait pas ? » le 31 mai 2007 à Louvain.

Thème et objectif du séminaire :

Que les entreprises aient une responsabilité dans la société est aujourd’hui admis, même du côté des entreprises. Il n’empêche que bien des interrogations subsistent quant au contenu de cette responsabilité et à la façon de l’exercer, d’autant plus que l’état repousse régulièrement les limites de la loi. Si la RSE consiste à ‘aller plus loin que la loi’, il faut alors savoir jusqu’où et dans quels domaines, en d’autres mots : qu’est ce qui détermine les axes, les limites et les moyens de la RSE ?

Le congrès Héraclite 2006 répondait que la RSE se situe « dans le respect des valeurs sociétales, jusqu’à la limite de ce que l’entreprise peut maîtriser dans les différents domaines d’attente sociétale, compte tenu de ses propres contraintes et moyens dans un contexte de concurrence »…

L’objet du séminaire sera de confronter les points de vue de spécialistes de la RSE et de représentants des entreprises et de la société, afin d’identifier les vrais enjeux et de faire la chasse aux idées reçues sur la question.

Date et Lieu : jeudi 31 mai 2007 à 16h30, auditoire Agora 14 à Louvain la Neuve (parking cinéma UGC).

Participation : 15 € / personne, inscription set payement uivant formulaire ci-dessous.

Contacts : Michel Coomans : michel.c@heraclite.be

               Jacques Vanschuijtbroeck : jacques.jvs@heraclite.be

Ce séminaire est organisé en collaboration avec la faculté ESPO (UCL).

 

 

12ème Colloque international en évaluation environnementale, « Évaluation environnementale et transports. Concepts, outils et méthodes », Thème d’application : « Les outils et méthodes d'évaluation environnementale appliqués aux transports » les 18 au 22 juin 2007 à Genève, Suisse. Organisé par : Le Secrétariat international francophone, pour l’évaluation environnementale (SIFÉE) en partenariat avec l’Institut de l’énergie et de l’environnement de la Francophonie (IEPF) avec la collaboration de la République et Canton de Genève,

Pour information : http://www.sifee.org/Suisse/suisse2007.htm

Le Colloque articulera ses travaux autour de quatre grandes questions

1 - Quelles sont les tendances, globales et locales, du secteur des transports, en fonction de la situation présente ?

2 - Que connaît-on des impacts environnementaux des transports ?

3 - Comment faire progresser l’évaluation environnementale des politiques, stratégies et infrastructures

4 - Comment concevoir des politiques de mobilité durable et des projets d’infrastructures intégrant les enjeux environnementaux ?

 

5ème Colloque ORIANE, sur le thème : « Risques et initiatives : bilan et perspectives », les 20 et 21 septembre 2007 à l’IUT de Bayonne. http://www.strategie-aims.com/Arc/Appel-Coms-ORIANE-2007.pdf

 

Second Congrès du Réseau International de Recherche sur les Organisations et le Développement Durable (RIODD), sur le thème : « Mondialisation & Développement Durable : Le rôle des organisations », les Jeudi 27 et Vendredi 28 septembre 2007, à Sup Agro Montpellier, programme et inscription (à venir) sur le site RIODD : http://www.master-mrh.net/xindex.php?cvi=RIODD

 

Colloque International, sur le thème : « Instituer le développement durable. Appropriation, professionnalisation, standardisation », les 8-9-10 novembre 2007, Faculté des Sciences Juridiques, Politiques et Sociale de Lille 2, Lille (Nord-Pas de Calais, France). Site du colloque : http://www.aciidd.net/article.php3?id_article=33

 

 

 

Publications

 

OUVRAGES   Version PDF

. ALLEN PAUL. Your ethical business. NGO.media, mars 2007. ISBN : 978-0955369506

 

. AUDOUIN ALICE. Ecolocash. Une écologie de circonstance.  ANABET, Février 2007. ISBN : 978-2352-6601-49

 

. BERNS THOMAS, DOCQUIR PIERRE-FRANCOIS, FRYDMAN BENOIT. Responsabilité des entreprises et corégulation. Editions Bruylant, mars 2007. ISBN : 978-2-8027-2292-2

 

. DEN HOND FRANCK, DE BAKER FRANCK, NEERGAARD PETER. Managing Corporate social responsibility in action : talking, doing and measuring.  Ashgate Pub Co, mai 2007. ISBN : 978-0754647218

 

. DOLIQUE LAURE. Risques globaux et développement durable : fausses pistes et vraies solutions. Editions l’Harmattan, mars 2007. ISBN : 978-2296023604

 

. FERGUSON. Professional Ethics and Etiquette. Checkmark Books. ISBN : 978-0816071173

 

. FERRELL O.C., FRAEDRICH JOHN, FERRELL LINDA. Business ethics. Houghton Mifflin, fév. 2007. ISBN : 978-0618749348

 

. KASTURI RANGAN V., QUELCH JOHN A., HERRERO GUSTAVO. Business solutions for the global poor : creating social and economic value.  Jossey-Bass, février 2007.

ISBN : 978-0787982164

 

. LAWRENCE ANNE T., WEBER JAMES, POST JAMES. Business and society. McGraw Hill higher education, fév. 2007. ISBN : 978-0073530178

 

. LECOMTE PATRICE. Le commerce sera équitable. Editions d’organisation, avril. 2007. ISBN : 978-2212538335

 

. McCOY BOWEN H.. Living into leadership : a journey in ethics. Stanford university press, mars 2007. ISBN : 978-0804755764

 

. MALLIN CHRISTINE. Corporate governance. Oxford university press, fév. 2007. ISBN : 978-0199289004

 

. MAMIC IVANKA . Implementing codes of conduct : how businesses manage social performance in global supply chains. International labour organization, février 2007. ISBN : 978-9221162704

 

. MAY STEVEN K., CHENEY GEORGE, ROPERT JULIET. The debate over Corporate social responsibility. Oxford university press, mars 2007. ISBN : 978-0195178838

 

. MINTZ STEVEN M., MORRIS ROSELYN E.. Ethical obligations and decision-making in accounting : text and cases. Irwin/MacGraw-Hill, fév. 2007. ISBN : 978-0073403991

 

. ORSENNA ERIK, LE CERCLE DES ECONOMISTES. Un monde de ressources rares. Editions Perrin, mars 2007. ISBN : 2-262-02659-9

 

. REGNAULT GERARD. Valeurs et comportements dans les entreprises françaises. Editions L’Harmattan, 2006. ISBN : 2-296-01034-2

 

. RICHARDSON JOHN E.. Business ethics. Dushkin/MacGraw-Hill, mars 2007. ISBN : 978-0073528458

 

. SALMON ANNE. La tentation éthique du capitalisme. La Découverte, mars 2007. ISBN : 978-2-7071-5100-1

 

. SKAKOON JAMES G., KING J.W.. The unwritten laws of business. Currency, fév. 2007. ISBN : 978-0385521260

 

. STUCKELBERGER CHRISTOPH. Une éthique du commerce mondial.  Editions du CERF,

ISBN : 978—2-204-07340-0

 

. VERMESCH DOMINIQUE. L’éthique en friche. Editions Quae, mars 2007. ISBN : 978-2-7592-0029-0

 

. WHATES MAJORIE, THOMPSON PETER. Communicating corporate social responsibility. Gower Pub Co, mai 2007. ISBN : 978-0566086571

 

. ZADEK SIMON. The civil corporation : the new economy of corporate citizenchip. . Earthscan Publications, mai 2007. ISBN : 978-1844074310

 


 


REVUES ET ARTICLES   Version PDF

 

. BON VERONIQUE. Engagement social et visions partenariales de la moyenne entreprise. Revue management et avenir n°11, déc. 2006. p.203 à 214.

 

. BRUGMANN J., PRAHALAD C.. Cocreating business’s new social compact. Harvard Business review vol. 85 n°2, fév. 2007. p.80-90.

 

. CARON M.A., GENDRON C.. La stratégie de communication des entreprises en matière de développement durable comme co-construction entre experts, ONG et chercheurs. Cahier de la Chaire de responsabilité sociale et de développement durable, fév. 2007. 23 p.

 

. CHAUVEAU JULIE. Entreprise : les mille et une manières de réduire les émissions de CO2. Les Echos, 1er fév. 2007. p. 30.

 

. COLLECTIF. L’ Ethique en gestion : au-delà de la réglementation. Gestion : revue internationale de gestion, n° spécial  printemps. 2007.

 

. COLLECTIF.   Spécial développement durable : changer la croissance pour sauver la terre. Les Echos, n°19887, 28 mars. 2007. 16 p.

 

. COLLECTIF.  Spécial climat : le réchauffement. Les Echos, 29 jan. 2007.

          Spécial climat : le modèle. Les Echos, 30 jan. 2007.

         Spécial climat : les conséquences. Les Echos, 31 jan. 2007.

         Spécial climat : le consommateur. Les Echos, 1er fév. 2007.

        Spécial climat : les entreprises. Les Echos, 2 fév. 2007.

 

. COLLECTIF. Enquêter : Accords- cadres internationaux, les nouvelles frontières de la RSE. Entreprise et carrières n°848, 13 mars 2007. p.22-31.

 

. COLLECTIF. Une mondialisation équilibrée et responsable, c’est possible ! Parlement européen, réf : 20070314STO04227, 22 mars 2007.

 

. COLLECTIF. Croissance verte : le changement climatique, une chance pour l’économie.  Enjeux les Echos n°234, avril 2007.

 

. FORUM CITOYEN POUR LA RSE. Responsabilité sociale de l’entreprise : maintenir l’avance française. Les Echos n°19881, 20 mars 2007. p.21.

 

. GARDNER HOWARD. The ethical mind. A conversation with psychologist Howard Gardner. Harvard Business review vol.3 n°85, mars. 2007. p.51-56.

 

. GOURDON JESSICA. La responsabilité sociale des  entreprises existe-t-elle ?  La Tribune n°3619,  9 mars 2007. p.18.

 

. HAREL XAVIER. Wolfowitz appelle les pays riches à responsabiliser leurs entreprises. La Tribune n°3621, 13 mars 2007. p.36

 

. HERAUD BEATRICE. Les marques se mettent au vert. Marketing magazine n°110, fév. 2007 p.32-37.

 

. LAMBERT-CHAN MARIE. Placements éthiques : la vertu est-elle rentable. Le Devoir, 21 mars 2007.

 

. LAGRANGE MARIANNE. L’investissement socialement responsable ne fait pas encore recette. La tribune n°3626, 20 mars 2007. p.26.

 

. LEVY LIONEL. Ressources humaines : la responsabilité sociale, plus aisée à conseiller qu’à appliquer. Stratégies n°1447, 8 mars 2007. p.44-45.

 

. LLEWELLYN JOHN, CHAPERON ISABELLE. La taxe sur le dioxyde de carbone a le grand mérite d’être simple. Les Echos, 1er fév. 2007. p.30.

 

. LE BRUN FRANCOIS. Les placements du cœur. La philanthropie entre dans une nouvelle ère : celle de l’efficacité. Les Echos week-end, 2 fév. 2007. p.7.

 

. LE NAGARD GUILLAUME. Accords-cadres internationaux : les syndicats, nouveaux acteurs de la RSE.  Entreprise et carrières n°845, 20 fév. 2007. p.4-5.

 

. LE NAGARD GUILLAUME. Trophées RH : PSA, SFR, Terselec, lauréats socialement responsables. Entreprise et carrières n°844, 13 fév. 2007. p.16-18.

 

. MASSON DELPHINE. La publicité est-elle écocompatible ? Stratégies n°1450, 29 mars . 2007. p.12-13.

 

. MURRIS CHRISTINE. 12 entreprises s’engagent avec WWF contre le changement climatique. Le Moci n°1788, 22 fév. 2007. p.18

 

. PEROTTE DEREK.  Responsabilité sociale des entreprises : les groupes français en pointe. Les Echos. 22  fév. 2007.

 

. PIERSON FRANCOISE. Une lecture éthique de la loi relative à la négociation collective.  Revue française de gestion vol. 33 n°170, jan. 2007. p.31- 43.

 

. ROTHENBERG SANDRA.  Sustainability through servicizing.  MIT Sloan Management review, vol. 48 n°2 winter 2007. p.83-89.

 

. SENGE PETER M., LICHTENSTEIN BENYAMIN B., BRADBURY HILARY, CARROL JOHN. Sustainability : collaborating for systemic change. MIT Sloan Management review, vol. 48 n°2 winter 2007. p.44-53.


 


RESOLUTION   Version PDF

. PARLEMENT EUROPEEN. Responsabilité sociale des entreprises : un nouveau partenariat. Résolution n°2006/2133 INI, 13 mars. 2007.


 


COMPTE RENDU   Version PDF

Joseph-E Stiglitz, Andrew Charlton. Pour un commerce mondial plus juste. 2007, Fayard, 420 p., 22 euros.

 

La parution en français du recueil de Joseph Stiglitz en collaboration avec Andrew Charlton, « Pour un commerce mondial plus juste », (Fayard, 2007), constitue un évènement tant les thèses du prix Nobel alimentent les réflexions des experts du développement et les débats parmi les hommes et les femmes professionnels des économies des pays en développement (PVD). Nous résumons ici le chapitre second (« Le commerce peut-il favoriser le développement ? ») qui contient les analyses les plus intéressantes et les thèses les plus essentielles.

Ce livre est beaucoup plus riche que ne le laisse entrevoir le titre de la première page de couverture. Il s’agit non seulement de définir les conditions pour « un commerce mondial plus juste » mais réfléchir aussi « Comment le commerce peut promouvoir le développement ? ». Ce sous-titre fixe une problématique beaucoup plus féconde, mais également plus large et difficile. Ce livre a été écrit dans la continuité d’un rapport demandé aux deux auteurs par le Commonwealth sur le contenu d’un cycle de développement qui reflèterait les intérêts et les préoccupations des pays en développement et les aiderait à se développer. L’idée de base est que les règles du commerce international particulièrement injustes rendent le développement économique des pays les moins avancés (PMA) extrêmement difficile. Il est toutefois juste de dire que beaucoup de leurs problèmes « n’ont qu’un lien marginal avec l’accès aux marchés extérieurs » (p. 10). Que ce rapport soit bienvenu compte tenu des déboires récents de l’OMC : après l’échec et la suppression du Doha Round (juillet 2005). Toutefois la déclaration de Doha stipulait explicitement qu’il fallait corriger les déséquilibres créés par la dynamique antérieure du commerce mondial et réduire la pauvreté. On a pu parler alors à ce propos d’un cycle de développement.

1. Le commerce (extérieur bien sûr) peut favoriser le développement.

Si le commerce international a joué un rôle majeur dans le développement industriel des pays développés mais aussi celui des NPI (les petits pays d’Asie, la Chine, l’Inde aujourd’hui). La libéralisation du commerce a créé des possibilités d’essor économique (p. 40). Les économistes ont construit le modèle de ces constats empiriques : le libre échange accroît le bien-être des nations. D’où l’idée que si la réduction des droits de douane est bénéfique pour celui qui la fait, il s’ensuit que les PVD amélioreraient leur situation en libéralisant le cadre de leurs échanges.

2. La thèse qu’une intégration totale au marché mondial est le point de passage obligé d’un processus de développement peut être contredite.

L’essor du Japon et de la Corée est fait autour de grandes firmes (« champions nationaux ») et des restrictions volontaires aux investissements directs étrangers (ce qui ne fut pas le cas de Singapour et de la Malaisie). L’État est intervenu pour organiser les marchés, soutenir sélectivement des industries, fournir des crédits, restreindre la concurrence des importations, promouvoir les réseaux de commercialisation à l’exportation, limiter le nombre de producteurs étrangers sur le territoire national. Cette politique est bien entendu totalement opposée au modèle du laisser-faire. Toutefois ces partisans poussent la critique en notant que soit l’intervention de l’État dans ces pays n’a pas eu un impact sur le développement économique aussi puissant qu’on a pu le soutenir, soit que la croissance aurait due être beaucoup plus forte sans cette intervention de l’État pour promouvoir la croissance.

Evidemment cette action de l’État va très au-delà de ce que prescrivait le « consensus de Washington » en termes de politiques commerciale et industrielle. Comme le note quelque peu malicieusement les auteurs : « Les pays qui ont réussi à se développer dans les cinquante dernières années l’on fait en mettant en œuvre des politiques économiques inventives et originales. Jusqu’à présent, pas un seul n’y est parvenu en suivant une stratégie de pure allégeance au marché » (p. 46). Il s’ensuit qu’il est quelque peu inacceptable dans ces conditions que les organismes mondiaux du commerce fixent un cadre limitant fortement les politiques commerciales et industrielles que les État des pays les moins développés pourraient mettre en œuvre ». L’effort actuel pour imposer aux pays en développement la camisole de force d’une harmonisation des politiques est totalement injustifié au vue des données dont nous disposons » (pp. 45-47).

Les stratégies d’industrialisation des pays d’Amérique du Sud ont été fondées sur la politique dite de « substitution aux importations ». Cette restriction des importations (excepté celles de biens d’équipement nécessaires) devait faire naitre une demande interne pour des produits locaux. Mais là encore ces politiques violaient les hypothèses et la philosophie du modèle de laissez-faire du modèle des avantages comparatifs de Ricardo. Ces pays pensaient pouvoir construire des avantages comparatifs dans les secteurs qu’ils souhaitaient à travers des politiques actives. Malgré une croissance rapide[1], une crise financière (endettement) a secoué ces pays dans les années 80. Le contraste entre les succès asiatiques par « la promotion des exportations » et l’échec sud-américain du modèle de « substitution aux importations » est flagrant. Les experts du développement (ceux du FMI et de la Banque Mondiale) ont mis en avant l’idée que cette seconde stratégie avait soutenue des entreprises peu compétitive et peu efficace, source de gaspillages. Ce point renvoie à des débats plus fondamentaux de la théorie économique du développement.

À l’opposé du modèle classique des avantages comparatifs, la thèse de l’industrie naissante, soutenue par List, défend un protectionnisme (provisoire toutefois) visant à permettre le développement et le succès économique et l’apprentissage d’une industrie avant qu’elle puisse être confrontée à la concurrence étrangère. Bien que cette approche ait constitué une critique intelligente et réaliste au dogme du libéralisme, des critiques récentes ont fait remarquer qu’une firme désireuse d’être rentable devait elle-même avoir recours au marché des capitaux (jugés efficaces) et non à l’État « Seule une imperfection du marché des capitaux justifie l’intervention de l’État, même dans ce cas la politique à suivre […] serait d’améliorer le marché des capitaux… » (p. 51). La thèse de la firme pionnière au sein d’une industrie naissante a fait l’objet d’une critique peut être plus fondamentale : la protéger pour l’inciter à acquérir des connaissances est peu cohérent, car l’entreprise l’aurait fait de toute façon. Evidemment les politiques de substitution aux importations pourraient se recommander de ce parrainage de la théorie de l’industrie naissante. A coté des erreurs et des limites de ce type de politique[2], d’autres auteurs ont insisté sur les politiques néfastes de fort endettement de pays sud-américains, l’afflux de capitaux étrangers et sur l’investissement direct étranger qui les ont rendu vulnérable aux chocs économiques mondiaux (p. 53).

La libéralisation de l’économie constitue un phénomène complexe, beaucoup plus complexe que le laisse supposer le crédit néolibéral du consensus de Washington. Il ne peut s’effectuer que par étapes tout en prêtant une grande attention à la politique d’éducation (et d’égalité) et en investissant massivement dans les infrastructures et la technologie.

La théorie des gains du libre-échange s’appuie sur le modèle des avantages comparatifs du à David Ricardo. On sait aujourd’hui qu’il repose sur des hypothèses extrêmement restrictives. Par exemple on présuppose que les ressources sont au départ pleinement employées (alors que les pays du Tiers-Monde connaissent un taux de chômage extrêmement élevé). Par ailleurs, on postule l’existence de marchés du risque parfait. En réalité dans les PVD qui sont de « petites économies », les prix sont déterminés par le marché mondial. L’instabilité des cours peut dissuader d’investir dans les activités rentables mais instables. L’intégration au marché mondial est alors porteuse d’inefficience.

Stiglitz et Charlton développent à la question des conséquences de l’intégration au marché mondial le nouveau paradigme de l’information économique que Stiglitz a construit. En général l’information économique est couteuse et imparfaite. Dans les PVD les marchés sont souvent inexistants et le système des prix ne peut pas jouer son rôle. La libéralisation des échanges peut occasionner une croissance de certaines activités au détriment d’autres fortement concurrencées. Comme les compensations (sous forme d’impôts ou de subventions) sont difficiles – voir impossibles – à mettre en œuvre. Après la prise en compte des inefficacités de la redistribution, l’intégration au marché mondial n’est pas optimale (au sens de Pareto). Si, au contraire, l’on considère que les imperfections du marché des capitaux ne sont pas accidentelles mais systémiques, le protectionnisme peut être une option optimale.

Finalement deux propositions résument l’approche des auteurs :

1.             La libéralisation du commerce peut être une forme positive pour les PVD « mais » ses bienfaits dépendent d’autres facteurs économiques… la libéralisation hâtive peut être nuisible.

2.             Les PVD doivent promouvoir le développement en corrigeant les échecs du marché (lorsque l’information est complète et couteuse, lorsque la création du marché a un coût) par des politiques d’intervention donc les politiques commerciales « si et seulement si ce sont les meilleurs instruments dont ils disposent » (p. 74).

 

Ces quelques lignes ne donnent qu’une petite idée de la richesse de cet ouvrage, par endroits aride, mais toujours cohérent et riche de références empiriques.

 

Christian Le Bas

(GEMO-ESDES)

 

 


[1] Sans doute impulsée par leurs politiques actives.

[2] Elle a sans doute encouragé la corruption, promu un gaspillage en termes d’investissement.