La Lettre du management responsable est éditée par l’ESDES, Ecole Supérieure de Commerce et de Management de l’Université catholique de Lyon en partenariat avec l’ADERSE et le CEA. Elle est bien entendu ouverte à relayer des informations d’autres institutions et organisations. N’hésitez à nous en faire part.
.Environnement et gestion. De la prévention à la mobilisation - Olivier Boiral
Alors que les enjeux écologiques sont ancrés dans la réalité des phénomènes biophysiques, les réflexions sur la gestion environnementale demeurent centrées surtout sur les apparences plus rassurantes, plus faciles à appréhender et souvent superficielles du «côté jardin» : politiques officielles, discours convenus, systèmes de gestion formels, etc. Cet ouvrage analyse leur «côté cour» à partir d’études de cas dans l’industrie canadienne. Des exemples concrets montrent comment la participation des employés et la mobilisation des savoirs opérationnels contribuent à la prévention de la pollution. L’ouvrage montre également de réduire de façon substantielle les conséquences environnementales sans nécessairement recourir à des solutions technologiques coûteuses...
5ème
Congrès de l’ADERSE, sur le thème : « Transversalité de la
Responsabilité Sociale de l’Entreprise. L’entreprise à l’aune de ses
responsabilités vis-à-vis del’homme, de
l’environnement et du profit ? »,
organiséavec le CERAG, Université Pierre Mendès France de Grenoble. À Grenoble les 10 et 11 janvier 2008.
Date limite
de soumission des projets de communication le 30 Juin 2007.
Colloque
francophone sur le thème : « PROSPECTIVE ET ENTREPRISE », le
6 décembre 2007, à l’Université Paris-Dauphine.
L’objectif
de ce colloque francophone sur le thème Prospective et Entreprise est
de faire un état des lieux des recherches actuelles sur l’entreprise intégrant
une dimension prospective.En rendant ainsi hommage, 50 ans après, à
Gaston Berger, philosophe et homme d’entreprise qui créa le mot en 1957 et
posa les bases de la prospective, ce colloque sera l’occasion de confronter
les points de vue, les expériences de chercheurs mais aussi de praticiens,
qui, de près ou de loin, dans leurs recherches ou pratiques intègrent
l’attitude prospective : « voir loin, voir large, analyser en profondeur,
prendre des risques et penser à l’homme »
Le Comité
scientifique sera particulièrement sensible à toutes les propositions de
communication qui traiteront des thèmes suivants : prospective et sciences de
gestion, prospective et gestion de l’entreprise (finance, marketing,
production, GRH, etc.),méthodologies de prospective,
prospective appliquée à l’entreprise, approche interdisciplinaire de la
prospective (sociologie, psychologie, sciences de l’éducation, etc.),
dynamique d’apprentissage et prospective, devenir des organisations,
des métiers, des compétences, démographie et gestion de l’entreprise,
etc.
Les
meilleures communications feront l’objet de publication dans la revue
Management et Avenir.
Les
intentions de communication
(présentation en une page du thème, des objectifs, de la méthodologie, etc.)
sont à envoyer avant le 30 mai à l’adresse suivante :
aline.scouarnec@unicaen.fr
Envoi des
intentions de communication, inscription et informations :
IAE de Caen,
Colloque francophone Prospective et Entreprise
Aline
Scouarnec, 3 Rue Claude Bloch, 14 075 Caen cedex - aline.scouarnec@unicaen.fr
Séminaire,HERACLITE & Seven Pillars asbl, la Neuve sur le
thème : « RSE : Qu’est ce qui se fait et ne se fait pas ? »le 31 mai 2007 à Louvain.
Thème et objectif du séminaire :
Que les
entreprises aient une responsabilité dans la société est aujourd’hui admis,
même du côté des entreprises. Il n’empêche que bien des interrogations
subsistent quant au contenu de cette responsabilité et à la façon de
l’exercer, d’autant plus que l’état repousse régulièrement les limites de la
loi. Si la RSE consiste à ‘aller plus loin que la loi’, il faut alors savoir
jusqu’où et dans quels domaines, en d’autres mots : qu’est ce qui détermine
les axes, les limites et les moyens de la RSE ?
Le congrès
Héraclite 2006 répondait que la RSE se situe « dans le respect des valeurs
sociétales, jusqu’à la limite de ce que l’entreprise peut maîtriser dans les
différents domaines d’attente sociétale, compte tenu de ses propres
contraintes et moyens dans un contexte de concurrence »…
L’objet du
séminaire sera de confronter les points de vue de spécialistes de la RSE et de
représentants des entreprises et de la société, afin d’identifier les vrais
enjeux et de faire la chasse aux idées reçues sur la question.
Date et Lieu :
jeudi 31 mai 2007 à 16h30, auditoire Agora 14 à Louvain la Neuve (parking
cinéma UGC).
Ce séminaire
est organisé en collaboration avec la faculté ESPO (UCL).
12ème
Colloque international en évaluation environnementale,
« Évaluation
environnementale et transports. Concepts, outils et méthodes »,
Thème d’application : « Les outils et méthodes d'évaluation
environnementale appliqués aux transports »
les 18 au 22 juin 2007 à Genève, Suisse. Organisé par : Le Secrétariat
international francophone, pour l’évaluation environnementale (SIFÉE) en
partenariat avec l’Institut de l’énergie et de l’environnement de la
Francophonie (IEPF) avec la collaboration de la République et Canton de
Genève,
Second
Congrès du Réseau International de Recherche sur les Organisations et le
Développement Durable (RIODD), sur le thème : « Mondialisation & Développement
Durable : Le rôle des organisations »,
les Jeudi 27 et Vendredi 28 septembre 2007,
à Sup Agro Montpellier, programme et inscription (à venir) sur le site RIODD :
http://www.master-mrh.net/xindex.php?cvi=RIODD
Colloque
International, sur le thème : « Instituer le développement durable.
Appropriation, professionnalisation, standardisation »,
les 8-9-10 novembre 2007, Faculté des
Sciences Juridiques, Politiques et Sociale de Lille 2, Lille (Nord-Pas de
Calais, France). Site du colloque :http://www.aciidd.net/article.php3?id_article=33
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Spécial climat : le modèle. Les Echos, 30 jan. 2007.
Spécial climat : les conséquences. Les Echos, 31 jan. 2007.
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RESOLUTION
Version PDF
. PARLEMENT EUROPEEN. Responsabilité sociale des entreprises : un
nouveau partenariat. Résolution n°2006/2133 INI, 13 mars. 2007.
COMPTE RENDU
Version PDF
Joseph-E Stiglitz, Andrew Charlton. Pour un commerce mondial
plus juste.
2007, Fayard, 420 p., 22 euros.
La parution
en français du recueil de Joseph Stiglitz en collaboration avec
Andrew Charlton, « Pour un commerce mondial plus juste », (Fayard, 2007),
constitue un évènement tant les thèses du prix Nobel alimentent les réflexions
des experts du développement et les débats parmi les hommes et les femmes
professionnels des économies des pays en développement (PVD). Nous résumons
ici le chapitre second (« Le commerce peut-il favoriser le développement ? »)
qui contient les analyses les plus intéressantes et les thèses les plus
essentielles.
Ce livre est
beaucoup plus riche que ne le laisse entrevoir le titre de la première page de
couverture. Il s’agit non seulement de définir les conditions pour « un
commerce mondial plus juste » mais réfléchir aussi « Comment le commerce peut
promouvoir le développement ? ». Ce sous-titre fixe une problématique beaucoup
plus féconde, mais également plus large et difficile. Ce livre a été écrit
dans la continuité d’un rapport demandé aux deux auteurs par le Commonwealth
sur le contenu d’un cycle de développement qui reflèterait les intérêts et les
préoccupations des pays en développement et les aiderait à se développer.
L’idée de base est que les règles du commerce international particulièrement
injustes rendent le développement économique des pays les moins avancés (PMA)
extrêmement difficile. Il est toutefois juste de dire que beaucoup de leurs
problèmes « n’ont qu’un lien marginal avec l’accès aux marchés extérieurs »
(p. 10). Que ce rapport soit bienvenu compte tenu des déboires récents de
l’OMC : après l’échec et la suppression du Doha Round (juillet 2005).
Toutefois la déclaration de Doha stipulait explicitement qu’il fallait
corriger les déséquilibres créés par la dynamique antérieure du commerce
mondial et réduire la pauvreté. On a pu parler alors à ce propos d’un cycle de
développement.
1. Le
commerce (extérieur bien sûr) peut favoriser le développement.
Si le
commerce international a joué un rôle majeur dans le développement industriel
des pays développés mais aussi celui des NPI (les petits pays d’Asie, la
Chine, l’Inde aujourd’hui). La libéralisation du commerce a créé des
possibilités d’essor économique (p. 40). Les économistes ont construit le
modèle de ces constats empiriques : le libre échange accroît le bien-être des
nations. D’où l’idée que si la réduction des droits de douane est bénéfique
pour celui qui la fait, il s’ensuit que les PVD amélioreraient leur situation
en libéralisant le cadre de leurs échanges.
2. La thèse
qu’une intégration totale au marché mondial est le point de passage obligé
d’un processus de développement peut être contredite.
L’essor du
Japon et de la Corée est fait autour de grandes firmes (« champions
nationaux ») et des restrictions volontaires aux investissements directs
étrangers (ce qui ne fut pas le cas de Singapour et de la Malaisie). L’État
est intervenu pour organiser les marchés, soutenir sélectivement des
industries, fournir des crédits, restreindre la concurrence des importations,
promouvoir les réseaux de commercialisation à l’exportation, limiter le nombre
de producteurs étrangers sur le territoire national. Cette politique est bien
entendu totalement opposée au modèle du laisser-faire. Toutefois ces partisans
poussent la critique en notant que soit l’intervention de l’État dans ces pays
n’a pas eu un impact sur le développement économique aussi puissant qu’on a pu
le soutenir, soit que la croissance aurait due être beaucoup plus forte sans
cette intervention de l’État pour promouvoir la croissance.
Evidemment
cette action de l’État va très au-delà de ce que prescrivait le « consensus de
Washington » en termes de politiques commerciale et industrielle. Comme le
note quelque peu malicieusement les auteurs : « Les pays qui ont réussi à se
développer dans les cinquante dernières années l’on fait en mettant en œuvre
des politiques économiques inventives et originales. Jusqu’à présent, pas un
seul n’y est parvenu en suivant une stratégie de pure allégeance au marché »
(p. 46). Il s’ensuit qu’il est quelque peu inacceptable dans ces conditions
que les organismes mondiaux du commerce fixent un cadre limitant fortement les
politiques commerciales et industrielles que les État des pays les moins
développés pourraient mettre en œuvre ». L’effort actuel pour imposer aux pays
en développement la camisole de force d’une harmonisation des politiques est
totalement injustifié au vue des données dont nous disposons » (pp. 45-47).
Les
stratégies d’industrialisation des pays d’Amérique du Sud ont été fondées sur
la politique dite de « substitution aux importations ». Cette restriction des
importations (excepté celles de biens d’équipement nécessaires) devait faire
naitre une demande interne pour des produits locaux. Mais là encore ces
politiques violaient les hypothèses et la philosophie du modèle de
laissez-faire du modèle des avantages comparatifs de Ricardo. Ces pays
pensaient pouvoir construire des avantages comparatifs dans les secteurs
qu’ils souhaitaient à travers des politiques actives. Malgré une croissance
rapide[1],
une crise financière (endettement) a secoué ces pays dans les années 80. Le
contraste entre les succès asiatiques par « la promotion des exportations » et
l’échec sud-américain du modèle de « substitution aux importations » est
flagrant. Les experts du développement (ceux du FMI et de la Banque Mondiale)
ont mis en avant l’idée que cette seconde stratégie avait soutenue des
entreprises peu compétitive et peu efficace, source de gaspillages. Ce point
renvoie à des débats plus fondamentaux de la théorie économique du
développement.
À l’opposé
du modèle classique des avantages comparatifs, la thèse de l’industrie
naissante, soutenue par List, défend un protectionnisme (provisoire toutefois)
visant à permettre le développement et le succès économique et l’apprentissage
d’une industrie avant qu’elle puisse être confrontée à la concurrence
étrangère. Bien que cette approche ait constitué une critique intelligente et
réaliste au dogme du libéralisme, des critiques récentes ont fait remarquer
qu’une firme désireuse d’être rentable devait elle-même avoir recours au
marché des capitaux (jugés efficaces) et non à l’État « Seule une imperfection
du marché des capitaux justifie l’intervention de l’État, même dans ce cas la
politique à suivre […] serait d’améliorer le marché des capitaux… » (p. 51).
La thèse de la firme pionnière au sein d’une industrie naissante a fait
l’objet d’une critique peut être plus fondamentale : la protéger pour
l’inciter à acquérir des connaissances est peu cohérent, car l’entreprise
l’aurait fait de toute façon. Evidemment les politiques de substitution aux
importations pourraient se recommander de ce parrainage de la théorie de
l’industrie naissante. A coté des erreurs et des limites de ce type de
politique[2],
d’autres auteurs ont insisté sur les politiques néfastes de fort endettement
de pays sud-américains, l’afflux de capitaux étrangers et sur l’investissement
direct étranger qui les ont rendu vulnérable aux chocs économiques mondiaux
(p. 53).
La
libéralisation de l’économie constitue un phénomène complexe, beaucoup plus
complexe que le laisse supposer le crédit néolibéral du consensus de
Washington. Il ne peut s’effectuer que par étapes tout en prêtant une grande
attention à la politique d’éducation (et d’égalité) et en investissant
massivement dans les infrastructures et la technologie.
La théorie
des gains du libre-échange s’appuie sur le modèle des avantages comparatifs du
à David Ricardo. On sait aujourd’hui qu’il repose sur des hypothèses
extrêmement restrictives. Par exemple on présuppose que les ressources sont au
départ pleinement employées (alors que les pays du Tiers-Monde connaissent un
taux de chômage extrêmement élevé). Par ailleurs, on postule l’existence de
marchés du risque parfait. En réalité dans les PVD qui sont de « petites
économies », les prix sont déterminés par le marché mondial. L’instabilité des
cours peut dissuader d’investir dans les activités rentables mais instables.
L’intégration au marché mondial est alors porteuse d’inefficience.
Stiglitz et
Charlton développent à la question des conséquences de l’intégration au marché
mondial le nouveau paradigme de l’information économique que Stiglitz a
construit. En général l’information économique est couteuse et imparfaite.
Dans les PVD les marchés sont souvent inexistants et le système des prix ne
peut pas jouer son rôle. La libéralisation des échanges peut occasionner une
croissance de certaines activités au détriment d’autres fortement
concurrencées. Comme les compensations (sous forme d’impôts ou de subventions)
sont difficiles – voir impossibles – à mettre en œuvre. Après la prise en
compte des inefficacités de la redistribution, l’intégration au marché mondial
n’est pas optimale (au sens de Pareto). Si, au contraire, l’on considère que
les imperfections du marché des capitaux ne sont pas accidentelles mais
systémiques, le protectionnisme peut être une option optimale.
Finalement
deux propositions résument l’approche des auteurs :
1.La libéralisation du
commerce peut être une forme positive pour les PVD « mais » ses bienfaits
dépendent d’autres facteurs économiques… la libéralisation hâtive peut être
nuisible.
2.Les PVD doivent promouvoir
le développement en corrigeant les échecs du marché (lorsque l’information est
complète et couteuse, lorsque la création du marché a un coût) par des
politiques d’intervention donc les politiques commerciales « si et seulement
si ce sont les meilleurs instruments dont ils disposent » (p. 74).
Ces quelques
lignes ne donnent qu’une petite idée de la richesse de cet ouvrage, par
endroits aride, mais toujours cohérent et riche de références empiriques.
Christian Le
Bas
(GEMO-ESDES)
[1]
Sans doute impulsée par leurs politiques actives.
[2]
Elle a sans doute encouragé la corruption, promu un gaspillage en termes
d’investissement.